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les histoires du Petit Marcel

Le "savon" de Marcel

vendredi 14 mai 2010, par D & M

En cette fin de mois d’août, les vacances se terminaient. Le Petit Marcel était chez ses grands-parents.

Les journées étaient encore très ensoleillées et le petit garçon aimait se promener dans la campagne environnante. Le village était perché sur une petite colline comme il en existe tant en cette région vallonnée et les collines ressemblaient à de grosses taupinières. Le P’tit Marcel aimait les leçons de choses et, ayant écouté avec attention l’histoire des volcans d’Auvergne, était persuadé que toutes ces grosses collines verdoyantes étaient d’anciens volcans endormis qui allaient se réveiller un jour. Mais là n’est pas notre histoire.

Donc en ce jour de fin août, sa promenade l’avait mené jusqu’au chemin au dessus du petit ruisseau qui flâne dans la petite vallée. Tout le long du chemin de grands arbres étaient alignés et le P’tit Marcel se rendit directement vers le plus majestueux qui dominait tous les autres et semblait l’appeler. C’était un noyer. En cette saison il était couvert de belles noix vertes qui semblaient dire : "Cueilles moi !..."

Le P’tit Marcel n’eut qu’à tendre le bras pour arracher celles qui étaient sur les basses branches et s’en remplir les poches. S’installant, confortablement assis contre le tronc de l’arbre, il entreprit avec son petit canif rouge d’ouvrir les brous et de manger la chair blanche des noix toutes fraîches qu’il venait de cueillir tout en sculptant un bâton. L’après midi se passa ainsi tranquillement à l’ombre du grand noyer.

De retour chez ses grands-parents, il se senti l’estomac un peu lourd… et n’eut pas très faim au repas du soir aussi, sur les conseils de sa grand-mère, il alla se coucher sans manger. Le ventre tiraillé en tout sens, il ne parvint pas à s’endormir… au contraire peu de temps après il du de relever en toute hâte et se précipiter afin de ne pas vomir dans son lit…

Il fut ainsi malade toute la nuit…

Lorsqu’il se leva au petit matin, le visage pâle et les traits tirés, il n’en "menait pas large" et appréhendait le savon qu’allait lui passer son grand-père. Tout penaud, il s’assit devant son bol sans appétit. A sa surprise, son grand-père ne lui parla pas de ses "exploits" de la nuit passée. Il compris qu’il n’avait pas besoin de savon. Sa gourmandise l’avait déjà bien puni en ayant été malade toute la nuit, et il se promit, à l’avenir, de ne plus se goinfrer comme il l’avait fait.

Troyes, le 27 septembre 2009